
Il y a cette scène particulière dans Le Petit Prince.
Le renard dit à l’enfant :
« Si tu veux un ami, apprivoise-moi. »
« On ne connaît que les choses que l’on apprivoise. »
Et si méditer, c’était justement cela?
Pas une technique.
Pas un objectif.
Mais une rencontre lente, patiente et bienveillante avec soi-même.
Le psychiatre et enseignant de pleine conscience Edel Maex ne parle pas de méditation comme d’un outil de performance ou de gestion du stress. Il parle d’un geste de voisinage intérieur.
Comme s’asseoir en silence à côté d’un renard un peu sauvage… sans vouloir le dompter, ni fuir.
Juste… être là.
Jour après jour.
À la même heure peut-être.
Comme le Petit Prince qui revenait toujours, permettant au renard de se sentir en sécurité.
La méditation, ce n’est pas faire le vide.
C’est offrir un espace répétitif et tranquille où l’on s’apprivoise doucement.
Et un jour, presque sans s’en rendre compte, quelque chose en nous commence à se reconnaître.
Et c’est là que naît la paix.
Pas dans le contrôle.
Mais dans la présence.
« Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître.
Ils achètent tout tout fait chez les marchands… »
Et si méditer, c’était justement le courage de ralentir, pour mieux se retrouver?
Avec douceur et lenteur,
Dominique Gonthier 🌿