
« Si vous avez l’instinct d’agir vers un objectif, vous devez bouger dans les cinq secondes, sinon votre cerveau vous en empêchera. »
Quand j’ai lu cette phrase dans le livre La règle des 5 secondes de Mel Robbins, elle m’a immédiatement frappé, parce que ce mécanisme, je le vis depuis des décennies dans ma propre vie.
Oui, même après plus de vingt ans comme Coach Mindset, j’ai encore des élans… et des résistances. L’élan de faire mes appels de prospection. L’élan de faire un suivi de plus. L’élan d’aller m’entraîner, de faire quelques abdos supplémentaires, ou de me lever à cinq heures du matin.
Et presque instantanément, le mental commence à négocier.
- Pas maintenant.
- Plus tard.
- Demain.
- Il fait trop froid.
- Il fait trop chaud.
- Je suis fatigué
- Tu t’es déjà entraîné hier.
- C’est mardi.
Mon mental a toujours des excuses créatives… et, sur le moment, elles semblent souvent très convaincantes.
Avec les années, j’ai compris quelque chose d’essentiel. Ce n’est pas un manque de discipline. C’est biologique. Notre cerveau est programmé pour rechercher la sécurité, pas la croissance. Il veut nous garder dans notre zone de confort. Pendant des milliers d’années, sortir de cette zone signifiait danger.
En 2026, pour beaucoup d’entre nous, nos zones de confort ne nous servent plus. Elles nous limitent. Nous devons donc apprivoiser l’inconfort afin de créer de nouvelles zones de confort, plus saines et plus proactives. Dès que le cerveau perçoit un changement ou un effort supplémentaire, il active un mécanisme de protection. Et c’est précisément là que tout se joue.
La transformation ne vient pas d’un grand moment héroïque. Elle vient de microdécisions répétées. Des moments où l’on agit malgré l’inconfort, malgré les frictions, malgré les excuses. Chaque fois que j’agis avant que le doute s’installe, je renforce quelque chose en moi : l’identité de quelqu’un qui avance. Quelqu’un qui choisit l’action plutôt que la négociation intérieure.
En coaching, je parle souvent de passer d’un état réactif à un état proactif. Pour moi, ce passage se joue très souvent dans cette petite fenêtre, cette opportunité de cinq secondes. Ne pas attendre l’envie. Ne pas attendre la motivation. Bouger avant que la peur parle, avant que les résistances s’installent.
Chaque fois que j’agis dans ces cinq secondes, malgré les frictions, je nourris ma mission et mon potentiel. Alors, quand je sens un instinct aligné, j’essaie de ne pas négocier. Je compte : Cinq. Quatre. Trois… Et je passe à l’action!
L’exemple parfait pour moi est le réveil à cinq heures du matin. Si je reste plus de cinq secondes dans mon lit, l’avalanche d’excuses commence pour « snoozer juste une fois », et me lever devient instantanément beaucoup plus difficile. C’est une question de secondes. Curieusement, le reste de ma journée prend souvent la même énergie. Je suis en mode « snooze »… et je mets aussi en veille le potentiel de ma journée. À l’inverse, si je me lève dans ces premières secondes, je reprends le contrôle du mental. Je traverse la résistance. J’envoie un message clair à tous les systèmes de mon corps : la journée commence en mode proactif. Et très souvent, le ton de toute ma journée est donné.
Avec le temps, j’en suis venu à croire que les cinq premières secondes d’un élan comptent énormément. La vie est remplie de ces petites fenêtres. Des opportunités de nourrir notre potentiel. Des opportunités de choisir le proactif plutôt que le réactif.
La bonne nouvelle, c’est que ces cinq secondes sont accessibles à tout le monde. À chaque instant, nous avons la possibilité de choisir l’action plutôt que la négociation intérieure. Très souvent, tout se joue dans une décision extrêmement simple : passer à l’action rapidement… ou négocier.